Mois : août 2011 (Page 1 sur 2)

L’histoire du Champagne Salon

 

Une histoire de famille :

C’est en 1911 que Eugène-Aimé Salon qui a fait fortune dans le commerce de la fourrure a Paris, amoureux de du terroir du Mesnil va faire du Mesnil-sur-Oger le berceau du Champagne Salon.

Portrait d’Eugène-Aimé Salon

 

Eugène-Aimé Salon a donc commencé à faire du Champagne au Mesnil-sur-Oger avec une exigence inébranlable et crée le Champagne de ses désirs, un blanc de blancs. Cette production est rare, car la production de Eugène-Aimé Salon est un des premiers blancs de blancs. Au départ cette production est entièrement réservée à sa consommation personnelle ou pour ses amis.

C’est seulement en 1920 qu’il décide de commercialisé cette production, c’est donc la création de la marque « Champagne Salon » , les vins sont élevés entre huit et dix années en cave et surtout ce qui fait la particularité, la qualité et le style Salon ce sont les millésimes, les millésimes ne sont faits que si elle est jugée parfaite, et sur ce point le Champagne Salon est strict, pour preuves, sur 100 vendanges (1 siècle) le Champagne Salon n’est sorti que 37 millésimes.

Le Champagne Salon

Le mot qui suffit à qualifier le champagne Salon c’est : unique

Car pour faire le Champagne Salon il faut :

– Un seul terroir, la Côte des Blancs

– Un seul cru, le Mesnil-sur-Oger

– Un seul cépage, le chardonnay

– Une seule année, millésimée

L’essentielle de la production du Champagne Salon vient d’une parcelle située donc au Mesnil-sur-Oger, cette parcelle s’appelle « Le Jardin Salon », voici ce qu’a dit Eugène-Aimé Salon sur cette parcelle,

A cet emplacement précis, l’équilibre est parfait.

Salon de nos jours c’est un gage de qualité reconnu, en France, mais aussi dans le monde, plus particulièrement l’Asie qui depuis 10 ans s’ouvre crée une forte demande des Champagnes Salon.

Accord Mets/Champagne n°1

Pour ce premier article « Accord Mets/Champagne », nous vous proposons :

– Des queues de langoustine croustillantes au wasabi avec le Champagne Egly-Ouriet – Les Vignes de Vrigny.

Recette gourmande, alliant le moelleux de la langoustine, le croustillant léger de la feuille filo et l’épice subtile du wasabi le tout accompagné du Champagne Egly-Ouriet – Les Vignes de Vrigny qui apporte une élégante vinosité qui provient de la composition ont 100% de pinot Meunier qui sera en harmonie avec le côté moelleux de la langoustine.

Pour reproduire cette recette chez vous, voici la recette sur le site de lacuisinedefabrice.com

Les Vendanges en Champagne il y a 41 ans

La vendange 2011 en Champagne a commencé en ce fin de mois d’aout sous un soleil de plomb, mais comment se passaient les vendanges il y a 41 ans ?

Voici un reportage qui date d’octobre 1971 et qui présente les vendanges au Champagne Mumm, mais aussi chez de petits viticulteurs.

Dégustation, Champagne Pommery, Cuvée Louise 1999

La cuvée Louise de Pommery est composée de 60% de chardonnay d’Avize et de Cramant et 40% de pinot noir d’Ay, elle regroupe donc 3 grands crus de la Champagne.

Le pressurage s’effectue dans des pressoirs carrés traditionnels situés à proximité des vignes où sont retenus seulement 1800 litres de jus sur un pressurage de 4000kg alors que la réglementation autorise 2550 litres, de façon a préserver la qualité des raisins.

À l’œil :

Un jaune pâle qui reflète les 60% de chardonnay

Brillant avec d’élégants cordons de bulles.

Au nez :

Les traditionnelles notes briochées, belle rondeur.

Fine acidité qui rafraichit le palais, ensuite quelques arômes vanillés et d’agrumes.

Peu d’évolution, le Champagne garde ses caractéristiques, un Champagne très stable.

En bouche :

Attaque franche et délicate

Les notes minérales sont bien présentes, vraiment rafraichissantes.

Des notes de miel de beurre et de safran font leurs appréciables arrivées, vraiment plaisant.

Longueur en bouche faible au vu des caractéristiques techniques, disons que l’on s’attend à mieux.

Conseil : À boire en début de repas pour apprécier au mieux ses caractéristiques délicates ou en milieu de repas sur des brochettes de cabillaud citronnées.

PS : La cuvée Louise est un grand classique, mais peu d’originalité, cela est surement dû au vignoble exceptionnel composé de grands et premiers crus que la maison Pommery a perdu suite à un rachat. Ce vignoble appartient désormais au Champagne Veuve Clicquot. Mais la cuvée Louise reste un Champagne qui exprime tout de même un réel savoir-faire œnologique de la maison Pommery dirigé actuellement par le chef de cave de la maison, Thierry Gasco.

Prix : environ 120€ l’unité

Dégustation : Champagne Moët et Chandon, Brut impérial rosé

Bouteille oubliée dans la cave, donc aucune information sur l’année précise, pas d’information non plus sur les cépages qui compose ce Moët et Chandon, Brut impérial rosé.

À l’œil :

Rose/orangée, de fine bulle

Brillant et une belle mousse onctueuse.

Au nez :

Les aromes de fruit rouge, framboise, fraise

Première note de fruits rouges confits.

Après évolution les notes confites se précisent

En bouche :

Attaque fraiche et franche suivie d’une légère amertume.

Frais sur le premier palais, mais devient vite très chaleureux

Des notes de cerises a l’eau de vie viennent caressé le palais et des notes briochées

ensuite toujours cette amertume, presque gênante.

Bonne longueur en bouche avec un côté gras et fruité.

Cette bouteille est vieille de 7 ou 8 ans au vu du côté gras et confit de ce Champagne.

Conseil : Un dessert à la banane flambée pour bien faire ressortir le côté confit  et fruité de ce Champagne

Prix : environ 35€ l’unité

Dégustation, Champagne Demoiselle, La parisienne 2003

Champagne Demoiselle, La Parisienne 2003 est composée de 80% de chardonnay et 20% de pinot meunier, les chardonnays sont issus principalement de premiers et grands crus.

À l’œil :

Or pâle, fine bulle et cordon élégant

Mousse vive au service, mais retombe rapidement

Au nez :

Séduisant, frais

Les premières notes qui parviennent au nez sont les fleurs blanches, et fruit à agrumes à chair blanche également.

Après quelques minutes dans le verre le nez n’évolue pas, il reste précis toujours sur les fleurs blanches et agrumes.

En bouche :

Attaque très vive et fraiche

Acidité modérée et très plaisante

Les notes de fleurs blanches et de brioche parviennent en premier au palais, traduction des 80% de chardonnay.

Le Champagne se précise ensuite avec des notes de pamplemousse, abricot

Longueur en bouche courte, mais intense, sucrée et acidulée.

Conseil : Pour sublimé le Champagne et le met je conseil un lieu noir breton fumé, pourquoi breton ? Tout simplement pour la magie de la culinaire Française.

 

Prix : environ 33€ l’unité

 

Photo de grappe le 11/08/2011

Voici une photo en direct du vignoble champenois, comme on peut le voir, cette grappe de pinot noir est en fin de véraison ( Stade M selon Baggiolini) c’est à dire qu’elles sont en cours de maturation.

Il reste encore quelques grains verts qui devront rattraper leur retard dès le soleil revenu.

Sur les parcelles touchées par la grêle on peut voir encore les stigmates des grêlons, les plaies ouvertes se sont cicatrisées assez rapidement ce qui a permis d’éviter que le botrytis ne s’installe et fasse pourrir les grains.

Dégustation : Champagne Gosset, Celebris blanc de blanc extra brut

Comme son nom l’indique cette cuvée est composée à 100% de chardonnay, le cépage blanc champenois. Cette cuvée réunie plusieurs très bons millésimes, les millésimes, 1995, 1996, 1998, 1999. Ils ont été sélectionnés par la maison Gosset pour obtenir un Champagne complexe et très recherché. Comme la précédente dégustation, Jean-Pierre Mareigner le chef de cave de la maison Gosset a encore su faire un beau travail.

À l’œil :

Un jaune plutôt foncé, étonnant d’un premier abord pour un blanc de blanc, mais la maison Gosset m’a toujours étonné par le côté oxydatif toujours bien maitrisé de ses Champagnes et donc cette couleur légèrement foncée doit probablement provenir de là.

Au nez :

Chaleureux, vineux vraiment de belle note de pêche/abricot.

La chaleur laisse place rapidement à une belle fraicheur sucrée

Une évolution dans le verre remarquable au fils des minutes, on en ferait presque un jeu.

En bouche :

Le premier palais franc, on reste sur la fraicheur du dernier nez, avec toujours la pêche/abricot.

Ensuite des épices comme la cannelle et le réglisse apparaissent.

Bonne longueur en bouche et dosage extra brut qui laisse libre court au vin de s’exprimer naturellement.

Conseil : Pour apprécier au mieux cette cuvée je la conseil en apéritif. Après, libre court à votre imagination pour trouver un accord qui laissera la cuvée Celebris blanc de blanc s’exprimer.

 

Prix : environ 120€ l’unité

 

Image du jour : Mathusalem Amour de Deutz 2000

Voici une image qui va colorer ce mois d’aout si… gris…

La maison Deutz c’est doté pour la première fois de la bouteille Mathusalem (voir les contenants) pour sa cuvée Amour de Deutz. La cuvée Amour de Deutz 2000 est donc joliment protégée par un écrin rouge en forme de malle avec des décors couleur or. Ce mariage rouge/or vient du fait que Marie Deutz, fille de William Deutz aimait particulièrement lier ses deux couleurs dans les décorations de leur hôtel particuliers a Ay.

 

 

Dégustation : Champagne Drappier, cuvée Grande Sendrée 2004

 

La cuvée Grande Sendrée du Champagne Drappier est composée de 55% de Pinot Noir et 45% de Chardonnay issus de vieilles vignes. La cuvée  est donc produite en petite quantité.

Pourquoi Sendrée ? Car lors d’un incendie qui a ravagé la ville d’Urville (Aube) en 1838, une parcelle s’est vue recouverte de cendre. Sur le cadastre cette parcelle devait être nommée Cendrée, mais une faute d’orthographe s’est glissée lors de la création du cadastre et donc la parcelle s’est vue nommée « Sendrée ». C’est donc le nom de cette parcelle qui a donné le nom de cette cuvée.

 

À l’œil :

Jaune or, brillant.

Cordon persistant, bulle fine et élégante.

Au nez :

Franc, épanoui, une complexité marquée vraiment rare.

Le beurre et la biscotte grillée sont bien présent, suivie d’une fraîcheur élégamment accompagnée de fruits à chair jaune, abricots, nectarines …

Après quelques minutes dans le verre le nez devient plus subtil, délicat et chaleureux. Le beurre devient plus prononcé puis laisse place au cacao.

En bouche :

Le premier palais totalement conquit ! Une minéralité superbement fine et maitrisée, il ne laissera pas votre palais indifférent de par sa puissance.

Rapidement les fleurs blanches apparaissent avec une fine acidité.

Une belle rondeur sur de légères notes caramélisées.

Longueur en bouche satisfaisante mais des arômes exceptionnels d’épice, cannelle, curry, le réglisse fait une apparition remarqué.

Conseil : Poisson en sauce ou fruits de mer fraîchement achetés sur les quais.

Un rapport qualité/prix imbattable, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette cuvée !

 

Prix : environ 60€ l’unité

 

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