L’histoire du Champagne Bollinger

Une histoire de famille :

L’histoire de Bollinger commence lorsque la famille Hennequin de Villermont s’installe à Ay en 1650. Dès les années 1700 la famille produit déjà un Champagne (vin mousseux à l’époque).

Après son retour de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, Athanase Louis Emmanuel Hennequin (Comte de Villermont) officier de la marine, s’associe en 1829 avec Paul Renaudin et Jacques Joseph Bollinger dans la fabrication de ce vin mousseux qui deviendra plus tard un Champagne de grande renommée. Pour des raisons aristocratiques Louis Emmanuel Hennequin (Comte de Villermont) ne souhaite pas faire apparaitre son nom sur les bouteilles : la marque « Bollinger-Renaudin » voit donc le jour. Après la mort de Paul Renaudin, sans enfant, le nom Renaudin reste sur la marque jusque dans les années 1960.

En 1837 Jacques Joseph Bollinger épouse Charlotte de Villermont, ensemble ils auront 4 enfants, Joseph, Georges, Marie et Henriette.

C’est grâce aux 2 garçons de Jacques Joseph Bollinger, Joseph et Georges que la maison va prendre un réel tournant. Ils achètent plusieurs vignobles pour agrandir le domaine. Par la suite les commandes de plusieurs cours royales européennes leur créent une notoriété.

En 1918, après la guerre le fils de Georges Bollinger, reprend la maison Bollinger. Il s’appelle Jacques, comme le premier prénom de son grand père.

En 1923, Jacques Bollinger épouse Elizabeth Law de Lauriston Boubers, de son surnom Lily. Son père étend le domaine familial en rachetant des terres pour arriver à 165 hectares de nos jours.

Portrait de Elizabeth Bollinger exposé dans la maison du Champagne Bollinger


Après le décès prématuré de son mari Jacques Bollinger, Elizabeth Bollinger prend donc les reines de la maison. Celle que l’on surnommait « Tante Lily » qui avait pris pour habitude de sillonner les vignes à bicyclette a marqué l’histoire du Champagne Bollinger, quelle dirigea jusqu’en 1971.

C’est notamment elle qui avec le millésime 1969 créa la célèbre cuvée « Vieille vigne française » qui a la particularité d’être conçue avec 2 parcelles de Pinot Noir franc de pied, c’est-à-dire sans greffage. La 3éme parcelle a été arrachée il y a peu car le phylloxéra encore présent dans les sols a décimé cette parcelle dit de « Croix Rouge » sur la commune de Bouzy.  La production était d’environ 3000 bouteilles jusqu’en 2006, après le clos ne pourra plus produire que 2000 bouteilles.

C’est aussi elle qui fera la cuvée « Grande année » ce qu’elle est actuellement, c’est-à-dire produite seulement lors des meilleurs millésimes. Elle est vieillie au moins 5 ans en cave avec bouchage liège, une fermentation en petits fûts qui sont chers au Champagne Bollinger et surtout à son style. C’est à partir de la cuvée « Grande Année » que Lily Bollinger conçut la cuvée R.D (Récemment Dégorgée). C’est en fait une cuvée « Grande Année » qui passe au minimum 8 ans en cave sur lies, sur les levures qui ont permises la prise de mousse, ce qui donne à la cuvée R.D des arômes plus précis, voluptueux et plus fins.

De nos jours Bollinger est synonyme de luxe, de savoir-faire. Les Champagnes Bollinger apparaissent dans les films de Ian Fleming où le Champagne préféré de James Bond n’est autre que la Grande Année.

 

 

1 Commentaire sur “L’histoire du Champagne Bollinger”

  1. TristanH dit :

    J’en bois quand je suis heureuse et quand je suis triste. Parfois j’en bois quand je suis seule. Si j’ai de la compagnie j’estime que c’est mon devoir. Si je n’ai pas faim je joue avec, et j’en bois quand je suis affamée. Sinon, je n’y touche jamais, sauf si j’ai soif

    Lily BOLLINGER

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