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Le Rosé des Riceys une AOC en Champagne

 

Le Rosé des Riceys est un vin particulier en Champagne, c’est un vin tranquille qui peut être produit uniquement avec 350 hectares de vignes situées dans la commune des Riceys et 7 autres communes, dans l’Aube.

Pour la petite histoire, la commune des Riceys possède le vignoble le plus vaste de Champagne avec 870 hectares. C’est également la seule en Champagne à posséder en son sein 3 appellations : Champagne, Coteaux Champenois et Rosé des Riceys.

Cette commune est le rassemblement de 3 bourgs : Ricey-Bas, Ricey-Haute-Rive et Ricey-Haut.

Le Rosé des Riceys est un vin peut connu, mais une véritable légende de par sa rareté : il n’y a qu’une vingtaine de producteurs. Il est même considéré par beaucoup comme le meilleur rosé de France.

Le seul cépage autorisé dans son élaboration est le Pinot Noir, qui lors de la vendange doit être récolté à un degré potentiel d’alcool proche de 10.

Après la vendange les grappes sont foulées à hauteur de 20% du volume puis sont placées en cuve pour la macération. Dès le début de la fermentation alcoolique le vigneron pige et remonte légèrement les bais pour faciliter l’extraction de la couleur. Puis le vigneron pratique une technique très particulière, le « blocage du goût » c’est-à-dire qu’il stoppe la macération dès que le « goût des Riceys » est obtenu; pour le savoir le vigneron déguste régulièrement le vin durant la macération et dès qu’il le juge présent il bloque la macération.

En quelques mots, le Rosé des Riceys est un vin très fin et délicat, doté d’une belle matière qui lui procure une excellente longueur en bouche sur des notes florales, de fruits rouges et d’épices.

Le Rosé des Riceys a une durée de garde comprise entre 3 et 10 ans.

 

Voici quelques adresses de producteurs de Rosé des Riceys (non exhaustif) :

Champagne Gallimard Père & Fils

Champagne Vincent Lamoureux

Champagne Jacques Defrance

 

Histoire du pionnier de la biodynamie, le Champagne Fleury

C’est à Courteron dans le vignoble de la côte des Bars, dans l’Aube, que l’histoire du Champagne Fleury débute, un seul mot pour décrire leurs buts, l’innovation !

Dans les années 1900 Émile Fleury vigneron et surtout pépiniéristes, après avoir vu les dégâts provoqués par le phylloxera il décide d’implanter au sein de son vignoble des pinots noirs greffés pour résister à cet insecte et a sa maladie.

C’est en 1929 après une crise économique et donc une chute du prix des raisins que Robert Fleury décide de vinifié sa propre production pour en faire un Champagne.

Mais c’est en 1970 que le Champagne Fleury va avoir une des premières réflexions de protection biologique, au début elle va être perçue par les autres viticulteurs comme un ovni, pourtant Jean-Pierre Fleury, fils de Robert, va faire des recherches pour favoriser le travail du sol et le traitement par le biais de molécule organique sur son vignoble.

C’est en 1992 qu’il convertit la totalité de son vignoble en culture biodynamique, autant dire un des premiers en Champagne.

Le Champagne et surtout le savoir-faire du Champagne Fleury sont une référence en Champagne.

L’aube est productrice de Champagne innovant, sans la renommé de leurs vignobles il cherche donc de l’originalité dans leurs vinifications, une originalité appréciée des plus connaisseurs.

 

Voici un exemple de cuvée parmi la gamme Fleury :

 

Cette cuvée a été élevée de façon traditionnelle et authentique à partir des mouts de nos plus vieilles vignes.

Seules les levures indigènes du raisins ont permis la fermentation naturelle, en fut de chêne de 200 litres.

Une grande complexité aromatique caractérise cette cuvée, à l’image de celles dont il avait le secret.

Dégustation : Champagne Drappier, cuvée Grande Sendrée 2004

 

La cuvée Grande Sendrée du Champagne Drappier est composée de 55% de Pinot Noir et 45% de Chardonnay issus de vieilles vignes. La cuvée  est donc produite en petite quantité.

Pourquoi Sendrée ? Car lors d’un incendie qui a ravagé la ville d’Urville (Aube) en 1838, une parcelle s’est vue recouverte de cendre. Sur le cadastre cette parcelle devait être nommée Cendrée, mais une faute d’orthographe s’est glissée lors de la création du cadastre et donc la parcelle s’est vue nommée « Sendrée ». C’est donc le nom de cette parcelle qui a donné le nom de cette cuvée.

 

À l’œil :

Jaune or, brillant.

Cordon persistant, bulle fine et élégante.

Au nez :

Franc, épanoui, une complexité marquée vraiment rare.

Le beurre et la biscotte grillée sont bien présent, suivie d’une fraîcheur élégamment accompagnée de fruits à chair jaune, abricots, nectarines …

Après quelques minutes dans le verre le nez devient plus subtil, délicat et chaleureux. Le beurre devient plus prononcé puis laisse place au cacao.

En bouche :

Le premier palais totalement conquit ! Une minéralité superbement fine et maitrisée, il ne laissera pas votre palais indifférent de par sa puissance.

Rapidement les fleurs blanches apparaissent avec une fine acidité.

Une belle rondeur sur de légères notes caramélisées.

Longueur en bouche satisfaisante mais des arômes exceptionnels d’épice, cannelle, curry, le réglisse fait une apparition remarqué.

Conseil : Poisson en sauce ou fruits de mer fraîchement achetés sur les quais.

Un rapport qualité/prix imbattable, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette cuvée !

 

Prix : environ 60€ l’unité

 

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