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3 ans déja !

3ans-merci

 

 

Le 13 mai 2011 je publiai le premier article du Blog, 3 ans déjà que le Blog du Champagne existe.

Vous êtes toujours plus nombreux à venir visiter le blog, entre 4800 et 5000 visiteurs tous les mois, 248 articles, 145 commentaires.

Un grand Merci à vous tous de lire chaque mois les billets du blog !

 

Je vous laisse découvrir ou redécouvrir le premier article du blog, publié le 13 mai 2011 : Les bouteilles de Champagne

 

Et pour conclure un mot suffit… Champagne !

 

Le Blog du Champagne vous souhaite un Joyeux Noël !

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Le Blog du Champagne vous souhaite un Joyeux Noël !

Présentation du Comité Champagne avec l’Interview‏ de Thibaut Le Mailloux

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Le Comité Champagne est l’une des premières interprofessions à avoir vu le jour en France. C’est en 1941 que le Comité Champagne est né, sous le nom « Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne ». Il est ainsi officiellement chargé d’organiser les relations entre les vignerons et les négociants, de gérer leurs intérêts communs, de défendre et de promouvoir l’appellation d’origine Champagne.

Il est considéré comme l’une des plus complètes et des plus caractéristiques de toutes les interprofessions.

Le Comité Champagne c’est aussi le garant de l’équilibre champenois, il rassemble vignerons et négociants au sein d’un Bureau exécutif dont les coprésidents sont celui de l’UMC (Union des Maisons de Champagne) et celui du SGV (Syndicat Général des Vignerons de la Champagne). De ce Bureau dépendent de nombreuses commissions également composées d’autant de vignerons que de négociants.

Le budget du Comité Champagne est de 19 millions d’euros par an, pour ce faire il est autorisé à prélever des contributions professionnelles obligatoires sur ses ressortissants en vue de couvrir ses frais de gestion et aussi « pour la réalisation de tout but d’intérêt interprofessionnel ».

Les contributions perçues proviennent :

– D’une contribution de vendanges rattachée aux quantités récoltées, dont partie à la charge des vignerons vendeurs et partie à la charge des négociants acheteurs.

– D’une contribution sur les bouteilles expédiées.

Ce budget sert à hauteur d’un tiers des ressources à financer la recherche et les actions à caractère technique, un autre tiers sert à financer la défense de l’appellation Champagne et les actions de communication. Et un quart des moyens est affecté aux charges générales de fonctionnement.

 

Interview‏, Thibaut Le Mailloux : Directeur de la communication au Comité Champagne

 

> Quel est votre rôle au sein du Comité Champagne ?

Au sein du Comité Champagne, je dirige le pôle communication, c’est-à-dire que je suis chargé de mettre en œuvre la stratégie interprofessionnelle de communication du Champagne. Nous avons une mission de communication institutionnelle, mais pas commerciale – nous ne faisons pas de marketing ni de publicité, mais de l’information sur la spécificité de l’appellation Champagne. Cette culture d’entreprise singulière nous amène à insister sur ce qui rassemble les Champenois et sur ce qui unifie la Champagne, tout en mettant en relief la diversité des acteurs et des vins.
Cette mission est avant tout celle d’un coordinateur. En Champagne, les professionnels disposent de compétences variées et expertes, qui composent le pôle communication (documentation, édition, relations presse, relations publiques, formation de professionnels, communication digitale notamment). A l’étranger, il s’agit d’un réseau de directeurs des Bureaux du Champagne dans le monde, qui sont au nombre de 14 et couvrent 16 pays – ce qui implique également d’avoir en interne les compétences spécifiques liées à la coordination internationale.

Au global, le pôle communication du Comité Champagne et les Bureaux du Champagne à l’étranger représentent la Champagne, l’appellation et les vins de Champagne auprès des cibles professionnelles (importateurs, distributeurs, cafés – hôtels – restaurants et leurs personnels : F&B managers, sommeliers… et bien sûr journalistes, blogueurs ou encore clubs de dégustation) et, de plus en plus, du grand public également ; c’est une conséquence logique de l’évolution des média, qui nous a récemment amenés à entreprendre une refonte complète de www.champagne.fr, et de sa galaxie (chaque pays couvert par un Bureau du Champagne disposera prochainement d’un site en langue locale, présentant des informations mêlant contenus locaux et contenus d’autres pays, partagés avec champagne.com). Nous avons aussi lancé un profil Facebook (www.facebook.com/ChampagneOfficialPage) et un compte Twitter, @Champagne (www.twitter.com/Champagne) et une chaine YouTube : www.youtube.com/Champagne

 

> Quelles sont les particularités de la communication du CIVC ?

Cette communication est décidée de façon paritaire par les vignerons et maisons au sein de la Commission communication et appellation Champagne. Elle est donc représentative de la Champagne en tant que région viticole, en tant qu’appellation d’origine contrôlée et en tant qu’interprofession. C’est pour cela que nous n’évoquons jamais uniquement les vignerons ou uniquement les maisons, car les deux familles, interdépendantes, ont un rôle équilibré dans l’organisation et l’histoire de l’appellation. C’est aussi pour cela que notre communication est neutre, c’est-à-dire que nous ne nous faisons jamais la promotion d’une marque, une cuvée, ou encore un type de pratique viticole ou œnologique en particulier. Nous faisons de l’information et de la formation, des plus hautes instances étatiques des États au travail de terrain dans les écoles de sommellerie.

Une autre singularité, c’est la mise en œuvre de notre communication dans 16 pays, à travers les Bureaux du Champagne. Ils restent en-dehors du champ commercial. Ils ont des missions de relations publiques liées à la protection de l’appellation, et sont les bureaux officiels d’information et de relations presse du Champagne dans le monde: de véritables ambassades du Champagne. Mais leur première mission opérationnelle est la formation, notamment la formation des formateurs en vin et de certains réseaux de distribution (notamment hôtellerie, restauration et cavistes).

> Comment s’organise la mission de protection et de défense de l’AOC Champagne ?

La protection de l’appellation Champagne est la responsabilité d’un service spécifique au sein du Comité Champagne. En effet, une expertise administrative et juridique est nécessaire pour régler les problèmes d’usurpations légalisées (les vins effervescents produits dans certains pays et qui portent encore des dénominations prêtant à confusion, comme « California Champagne » ou encore « Sovietskoye Shampanskoye » respectivement aux Etats-Unis et en Russie où la loi ne protège pas encore l’appellation), de détournements de notoriété (le parasitisme qui consiste à nommer « Champagne » un produit n’ayant rien à voir avec le Champagne ni même avec le vin) ou encore les contrefaçons.
L’objectif de l’interprofession est en effet très simple : obtenir une protection mondiale pour l’appellation, afin que partout, ne puissent être nommés Champagne que les vins élaborés en Champagne selon les règles de l’AOC Champagne.
Néanmoins, la plupart de ces litiges sont réglés à l’amiable et les procès qui ont contribué à rendre ce combat célèbre sont retentissants et porteurs d’un symbole important, mais peu nombreux. La protection de l’appellation est avant tout un travail quotidien et le Comité Champagne gère en permanence plus de 1200 dossiers de contentieux dont plus de 600 sont réglés chaque année.

> Et quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La difficulté de la protection de l’appellation est double : d’une part, certains pays (comme les Etats-Unis, la Russie, le Vietnam ou encore l’Argentine) refusent encore d’admettre que « Champagne » n’est pas un terme générique pour désigner des vins effervescents, que l’utiliser indûment trompe le consommateur et constitue un détournement de la célébrité et du prestige du Champagne – et d’autre part, l’appellation est usurpée sous des formes multiples et partout dans le monde, ce qui implique pour le Comité Champagne une veille permanente.
A contrario, le fait que nous soyons épaulés par les Bureaux du Champagne dans une quinzaine de pays, par des avocats dans 70 pays, mais aussi par les Champenois et les amoureux du Champagne partout dans le monde qui nous écrivent pour nous signaler des détournements de l’appellation, nous assure une veille très efficace au niveau mondial.

> Par quelles actions les bureaux, relaient-ils cette mission de protection et de défense dans les autres pays ?

Avant tout, ils jouent leur rôle d’ambassadeurs, c’est-à-dire qu’ils mettent en bonnes relations les représentants des Champenois avec les autorités locales (ministères de l’agriculture, du commerce; interprofessions et entreprises vitivinicoles). Ils permettent un dialogue les services des douanes ou de la répression des fraudes à l’étranger, avec les diverses administrations.
Ensuite, tout le travail d’information et de formation commence toujours par rappeler qu’il « n’est Champagne que de la Champagne » et d’expliquer les fondamentaux de l’appellation et la singularité des vins de Champagne.
Enfin et plus visiblement auprès du grand public, ils suscitent des campagnes d’information et de communication sur l’appellation dans les média de leurs pays.
Aux Etats-Unis, nous avons même une campagne de communication grand public, afin de sensibiliser les Américains au respect des indications géographiques (leurs propres Homard du Maine et vins de la Napa Valley voyant leur indication géographique de plus en plus usurpée). http://champagne.us/campaign.php

> Au mois de janvier dernier, l’AOC Champagne a été reconnue par le Brésil, quelles actions mènent le CIVC pour parvenir à un accord avec un pays ?
Et avec quel organisme d’état travaillez-vous ?

Je vous invite à consulter nos communications sur l’enregistrement de Champagne comme IG en Chine, notamment à l’adresse suivante :
http://www.champagne.fr/fr/presse/communiques/defense-appellation-champagne/reconnaissance-chine-indication-geographique-champagne
L’enregistrement en Chine est un événement plus récent que celui au Brésil. Vous trouverez néanmoins sur champagne.fr la communication à propos du Brésil également.
Je pense avoir répondu à cette question plus haut et me tiens à votre disposition.

Le nom « Champagne » a été enregistré comme indication géographique, au premier semestre, par le Brésil, puis la Chine. Ce sont deux étapes importantes pour le développement du Champagne dans ces marchés qui sont dits « émergents », mais qui partagent déjà le goût des produits de qualité et de luxe importés de France notamment, et dans lequel le marché du Champagne croît fortement depuis plusieurs années.
Ces reconnaissances sont le fruit d’une relation avec les administrations et gouvernements locaux pendant de longues années ; nous travaillons notamment avec les institutions de protection de la propriété industrielle ou intellectuelle, les administrations diverses liées au commerce des vins et bien sûr avec les ministères de l’économie et de l’agriculture.
La relation avec ces autorités est constructive, et sur le mode gagnant-gagnant : protéger l’AOC Champagne, c’est établir le principe d’indication géographique ; nous nous appuyons sur la conscience et la volonté qu’ont nos interlocuteurs de l’importance de créer, développer et protéger leurs propres indications géographiques sur leur territoire et à l’étranger. Ainsi, les relations avec ces pays, dans ce domaine, ne relèvent pas d’une stratégie de lobbying protectionniste mais bien d’une démarche de coopération internationale.
Concrètement, la Chine a créé des milliers d’indications géographiques chinoises ces dernières années, et la protection du Champagne en Chine permet à ce pays de s’inscrire dans une démarche de reconnaissance et de protection de ses propres indications géographiques à l’étranger.
Derrière la volonté de préparer les meilleures conditions sur les marchés pour que les Champenois puissent les développer sereinement, il y a donc une éthique partagée qui vise au respect mondial des indications géographiques, éthique qui vient aussi répondre à la tendance lourde, chez les consommateurs, d’une exigence de qualité, d’authenticité et de transparence sur l’origine des produits agroalimentaires : la protection de l’appellation Champagne est portée par l’histoire.

> Il y a une question qui revient souvent ; dit-on CIVC ou Comité Champagne ?

On dit Comité Champagne. Cette évolution date de plusieurs années déjà; elle simplifie « Comité interprofessionnel du vin de Champagne ». C’est plus dynamique, plus facile et plus rapide à prononcer. C’est aussi plus statutaire, et plus explicite que « CIVC », qui reste évidemment usité dans la région (plus de 70 ans d’histoire obligent), mais CIVC n’évoque rien à l’étranger, à part auprès de quelques experts que nous connaissons et qui nous connaissent déjà.
Ce qui compte, c’est que partout dans le monde, nous soyons identifiés comme la source officielle d’information sur le Champagne, et à ce titre, « Comité Champagne » est un nom très efficace, bien perçu et bien compris: nos interlocuteurs comprennent la relation qui unit notre institution au « Champagne Bureau » local qui est en général leur contact principal.

 

Un grand merci à Thibaut Le Mailloux pour avoir pris le temps de répondre à cette interview.

Web Serie : Thiénot, une maison contemporaine de bon goût

Courtier en Champagne et entrepreneur, Alain Thiénot a crée la maison de Champagne éponyme en 1985. En quelques années, il met en place les conditions indispensables à la création d’une grande maison de Champagne, démontrant ainsi qu’une maison contemporaine peut trouver une place parmi les maisons traditionnelles de Champagne, établies depuis plus de 200 ans.

Le Blog du Champagne vous souhaite…

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Le pressurage champenois

La Champagne fait partie des vignobles les plus réglementés et son pressurage ne fait pas exception, on peut même parler d’un des plus stricts au monde.

Il bénéficie d’une réglementation rigoureuse encadrée par un agrément depuis 1987.

Les grappes de raisins qui ont été cueillis obligatoirement à la main (la machine à vendanger est totalement interdite) doivent être déposées intact dans le pressoir, ce qui sous entend aucune opération mécanique sur les raisins avant qu’ils ne soient pressés.

Le rendement est également réglementé, il faut 102 litres de jus AOC pour 160kg de raisins, cela permet d’obtenir des jus de très bonne qualité et non taché.

Dans le pressoir, la pression qui est exercée sur les raisins est  souvent comprise entre 1 et 1,60 bars et ne doit pas excéder 2 bars. Autre particularité, la montée en pression doit se faire par palier pour garantir une presse constante et délicate. La durée de pressurage est comprise entre 3 à 4 heures pour un marc de 4000 kg.

 

Le jus une fois sortie du pressoir doit être obligatoirement fractionné en 2 parties :

La « cuvée » : Obtenue en 3 presses (monté en pression) elle représente les premiers jus (situés dans la zone médiane de la baie de raisin). Elle a la particularité d’être plus riche en pulpe, en sucre, en acides (tartrique et malique) et surtout elle est précurseur d’arômes. Elle apportera de la finesse, fraîcheur et de subtils arômes. Elle possède également un excellent potentiel de vieillissement.

La cuvée doit représenter 20,50 hl pour un marc de 4000kg.

La « taille : Elle représente les derniers jus, elle a la particularité d’être aussi riche en sucre que la « cuvée”, mais avec moins d’acides, plus de minéraux et également plus de couleur (pour les cépages noirs : légère teinte rosée souvent appelée Œil de Perdrix). Elle apportera de la minéralité, de la rondeur, du fruit et surtout de la matière au Champagne.

La taille doit représenter 5 hl pour un marc de 4000kg.

 

Le saviez-vous ? : Un marc de 4000 kilos donne l’équivalent de 13 fûts de vin de 205 litres chacun ( 205 litres = barrique champenoise)

Dégustation : Champagne Mailly Grand Cru, Les Échansons 1988

La cuvée : Les Échansons est le fleuron de la gamme du Champagne Mailly Grand Cru. Elle est composée de 75% de Pinot Noir et 25% de Chardonnay.

Tout au long de la fermentation alcoolique, la température a été régulée à 16°C. La totalité de la vinification s’est déroulée en cuve inox.

Cette bouteille a été dégorgée en 1991.

À l’œil :

Une couleur or superbe et généreuse.

Les bulles sont bien présentes et très vives.

Au nez :

Premier nez très épanoui sur des notes de fruits blancs.

Puis très rapidement les arômes tertiaires et sauvages apparaissent, tels que la pomme et la noix.

Évolution vers de délicates nuances de miel puis de fruits exotiques confits.

En bouche :

Une attaque encore vive sur des amères volatiles.

Une belle évolution sur la pomme et la noix, qui délivre ensuite un gras subtil.

Un Champagne vineux, très élégant et assis.

Des amers fondus qui lui donnent comme une jeunesse évidente.

Une longueur en bouche interminable où la noix et le pain d’épice viennent structurer celle-ci.

 

Une cuvée qui grâce à ses amères nous donne une impression de grande jeunesse, mais l’évolution tout en subtilité sur la pomme et la noix vient rétablir la vérité.

Un magnifique Champagne issu d’une année merveilleuse.

 

Prix : NC

 

Le Rosé des Riceys une AOC en Champagne

 

Le Rosé des Riceys est un vin particulier en Champagne, c’est un vin tranquille qui peut être produit uniquement avec 350 hectares de vignes situées dans la commune des Riceys et 7 autres communes, dans l’Aube.

Pour la petite histoire, la commune des Riceys possède le vignoble le plus vaste de Champagne avec 870 hectares. C’est également la seule en Champagne à posséder en son sein 3 appellations : Champagne, Coteaux Champenois et Rosé des Riceys.

Cette commune est le rassemblement de 3 bourgs : Ricey-Bas, Ricey-Haute-Rive et Ricey-Haut.

Le Rosé des Riceys est un vin peut connu, mais une véritable légende de par sa rareté : il n’y a qu’une vingtaine de producteurs. Il est même considéré par beaucoup comme le meilleur rosé de France.

Le seul cépage autorisé dans son élaboration est le Pinot Noir, qui lors de la vendange doit être récolté à un degré potentiel d’alcool proche de 10.

Après la vendange les grappes sont foulées à hauteur de 20% du volume puis sont placées en cuve pour la macération. Dès le début de la fermentation alcoolique le vigneron pige et remonte légèrement les bais pour faciliter l’extraction de la couleur. Puis le vigneron pratique une technique très particulière, le « blocage du goût » c’est-à-dire qu’il stoppe la macération dès que le « goût des Riceys » est obtenu; pour le savoir le vigneron déguste régulièrement le vin durant la macération et dès qu’il le juge présent il bloque la macération.

En quelques mots, le Rosé des Riceys est un vin très fin et délicat, doté d’une belle matière qui lui procure une excellente longueur en bouche sur des notes florales, de fruits rouges et d’épices.

Le Rosé des Riceys a une durée de garde comprise entre 3 et 10 ans.

 

Voici quelques adresses de producteurs de Rosé des Riceys (non exhaustif) :

Champagne Gallimard Père & Fils

Champagne Vincent Lamoureux

Champagne Jacques Defrance

 

Dégustation : Champagne Joseph Perrier, Cuvée Rosé 2004

La Cuvée Rosé 2004 du Champagne Joseph Perrier est présentée dans une bouteille originale de type Victorien avec un fond plat.

Elle est composée de 33% Chardonnay, 6% de Pinot Meunier et 61% de Pinot Noir dont 15% de Cumières rouge qui ont été utilisé lors de l’assemblage pour obtenir le rosé.

Les raisins proviennent de premiers et grands crus : Cumières, Mailly, Rilly, Chouilly, Le Mesnil sur Oger…

À l’œil :

Belle robe rose saumonée et brillante.

Fines bulles et mousse onctueuse.

Au nez :

Premier nez dans la fraîcheur et la délicatesse.

Des notes délicates de fruits rouges ; dans un premier temps fraise et cassis puis pour finir sur la mûre.

De jolies notes florales viennent apporter un côté charmeur à ce Champagne.

En bouche :

Une attaque fraîche et souple.

Suivie par des arômes de fruits rouges en accord total avec le nez.

La groseille et la fraise dominent, mais rapidement de légères notes épicées sur la cannelle vont venir accompagner la matière de ce Champagne.

 

Un Champagne qui possède une exceptionnelle droiture qui va propulser avec gourmandise le bouquet de fruits rouges jusqu’en finale.

 

Un très bon rosé qui véritablement apporte plaisir et émotion, et qui n’a pas à pâlir de ses concurrents.

Prix : Environ 50 € l’unité

 

Dégustation des Vins Clairs Acte V du Champagne Henri Giraud

 

La dégustation des Vins Clairs Acte V du Champagne Henri Giraud se tenait le lundi 18 juin dans les locaux de la maison à Aÿ. Au menu de cette journée exceptionnelle : nouveautés, découvertes et plaisirs.

Le public, déjà conquis et adepte de Champagne était composé de restaurateurs, cavistes et importateurs.

Sans oublier Claude Giraud et son équipe qui animaient cette dégustation tout au long de cette journée; Camille Gauthier le désormais célèbre merrandier qui choisit le bois des fûts du Champagne Giraud, Ludovic Couvreur l’artiste graveur qui avec sa pointe en diamant grave les flacons des cuvées de la maison et bien d’autres comme la tonnellerie Chassin, l’architecte et artiste plasticien Gérard Batalla.

C’est à 9h30 que la dégustation de vins clairs commence, à partir de ce moment le charme opère.

 

Vin n°1, vendange 2011 :

Citronné, gourmand, boisé, avec une belle attaque, une très jolie matière à la fois puissante et élégante. Suivie d’une belle rondeur élégante et raffiné. Bonne longueur en bouche sur la vanille. 100% Chardonnay d’Aÿ. Fermentation malo-lactique faite. Vinification en barrique de 5 ans.

Vin n°2, vendange 2011 :

Boisé, torréfié, avec une rondeur sur les épices (cannelle, curcuma). Gras élégant, mais laisse place à une belle fraîcheur sur des arômes floraux de type fleur blanche.

100% Chardonnay d’Aÿ. Barrique neuve de la forêt de Saint-Palais.

Vin n°3, vendange 2011 :

Chaleureux avec une belle rondeur. Oxydation très élégante, salin, amère. Une longueur en bouche exceptionnelle. Ce vin est sur une phase fermé, mais le potentiel est là. Un vin qui demande du temps. 100% Chardonnay. Vinifié et élevé en cuve ovoïde.

Vin n° 4, vendange 2011 :

Boisé, épicé, un vin puissant et fruité. Très beau corps avec des arômes de marrons et noisettes. Une puissance qui reste élégante et très fine.

100% Pinot Noir. Vinifié en barrique neuve de la foret de Beaulieu en Argonne.

Vin n° 5, vendange 2011 :

Boisé, puissant, tout en tension avec une belle salinité. Toujours ce côté épicé. Longueur en bouche respectable.

100% Pinot Noir. Vinifié en barrique neuve de la foret d’Argonne.

Vin n° 6, vendange 2011 :

Puissant, notes d’oxydation très fines et légères sur pommes, mûres et noix. Un vin qui a de la retenu, mais qui charme de par son potentiel futur.

100% Pinot Noir. Vinifié et élevé en cuve ovoïde.

Comparaison : L’impact des différents terroirs de chêne sur le vin

Cet exercice a été mis en place par Claude Giraud : « Le terroir est aussi important pour la vigne que pour le chêne ».

L’exercice consiste à comparer les vins n°4 et n°5, ces 2 vins provenant de la même parcelle sont identiques, la seule différence se situe au niveau du contenant :

– Pour le n°4, vinifié en barrique neuve de la forêt de Beaulieu en Argonne

– Pour le n°5, vinifié en barrique neuve de la forêt de Châtrices en Argonne

Seulement 5 km séparent ces 2 forêts, les barriques ont bénéficié de la même chauffe.

Les conclusions après dégustation, Beaulieu est plus puissant que Châtrices, plus épicé avec un boisé plus important, alors que Châtrices est plus délicat, avec des arômes boisés plus fondues.

L’objectif de cette dégustation est de prouver que la traçabilité des bois utilisés pour la fabrication des fûts est importante, ce n’est pas Camille Gauthier le merrandier qui vous dira le contraire, cela fait 64 ans qu’il travaille le bois avec traçabilité.

Les vins élevés en cuve ovoïde demandent du temps

Les vins clairs élevés en cuve ovoïde sont étonnants de par leurs retenues qui laissent tout de même transparaître un très bon potentiel, je pense que lorsqu’ils ont été dégusté ils étaient dans une phase légèrement fermée.

Il faut donc attendre pour pouvoir réellement découvrir comment évolue les vins dans ces cuves.

La première impression reste une rondeur maîtrisée.

Présentation de la prochaine cuvée phare du Champagne Henri Giraud, Argonne 2002

 

La cuvée Argonne 2002 du Champagne Henri Giraud a été présentée en avant-première, elle met l’accent sur la vinification en fût de chêne de la foret d’Argonne.

Cette nouvelle cuvée va apporter des changements dans la gamme, puisque l’actuelle cuvée Fût de Chêne deviendra non millésimée pour laisser à la cuvée Argonne les meilleurs millésimes.

Ps : Vous retrouverez en exclusivité le commentaire de dégustation de la cuvée Argonne 2002 d’ici quelques jours sur le Blog du Champagne.

 

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